• Depuis l'entraille de la scène

    Se joue le vent d'une tempête

    Au profond du public mécène

    L'inspiration donne sa fête

     

    Dans le grand festin de la pièce

    Les planches vibrent plein d'haleine

    Avec le cheval en bois d'Hélène

    La salle galope en liesse

     

    Et sa joie noble et sincère

    Nous soude, Ô tous comme frères

    Puisse la fraicheur de cet air

    Donner le souffle à notre ère


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  • Ni même le feu de la foudre

    Rivalise à cette poudre

    Essence d'une torche rouge

    Pour le flambeau éclair qui bouge

     

    Tel un athlète de métal

    Qui fonce jusqu'au mont Olympe

    Être Dieu ou son idéal

    A moins de découvrir les limbes

     

    La plus rapide solitude

    A balayé les longitudes

    A la quête d'un compagnon

    Et elle a trouvé l'horizon 


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  • Myriade de nombres

    Aux règles fatales

    Puissantes spirales

    Où certains sombrent

     

    Dans le temple chiffre

    Où coure un délire

    Qui offre ses affres

    Aux amants du livre

     

    Que tous ces fiers murs

    Fissurent d'ennui

    A chaque goût du fruit

    De l'arbre d'âge mur


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  • Sixième sens aux délices de Babylone

    Nul n'accède à tes jardins si haut perchés

    Si ce n'est par un bien étrange escalier

    Qui mène au fond de ta merveille qui sonne

     

    Là de mille et un éclats d'un verre d’âme

    La liqueur à la pulpe grise qui te saoule

    Est un repas bien trop lourd. Regarde tu coules!

    Tu n'as qu'un radeau dont on a coupé les rames

     

    Bien sûr tu le sais il ne porte qu'un seul sceau

    Celui des griffes de la peur, de la bêtise

    Qui t'abandonnent tout seul pour pleurer dans l'eau

     

    Tes seules amies sont les petites fées marquises

    Là de toutes les reines couleurs de l'Abîme

    Tu les contemples en espérant une lime

     

     

     

     

     

     

     


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  • Tu es le jardinier d'un sublime verger

    L'arrosoir s'abreuve des gouttes de sueur

    Qui essuie là les racines de ta douleur

    Elle construit, amère, quelques sucrées dragées

     

    Qui te récompensent des instants sacrifiés

    Où tu ne sais dans l'ombre à quels cieux te fier

    Car la discrétion reste ton plus sur allié

    Dans l'écarlate pénombre des feux châties

     

    Combat le dragon à la langue épineuse

    Ô, écartèle le sur les récifs d'insignes

    Dont la pacotille nous nargue-prétentieuse

     

    Brûler ta peur et ton orgueil: voilà ta tâche

    N'oublie pas que les plus laides écailles cachent

    Un cœur, qui renferme une colombe digne

     

     


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  • Les fleurs de son propre printemps

    Poussent des pensées sur le temps

    Meurent les pétales du corps

    Restent les senteurs de leur for

     

    Une bougie de sa conscience

    Qui luit de sa belle patience

    A nos fautes, nos ignorances

    Et qui nous frappent en silence

     

    De préférence la nuit

    La où rodent toutes ces suies

    Mais veille même quand on dort

    La chaleur de chaque Aurore


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  • Je sais que dans un petit coin de l'Univers

    Ô vous savez dans un très modeste village

    Quelqu'un m'accueille toujours pendant les orages

    Lorsque parfois ma tête tourne à l'envers

     

    Ô la joie d'un homme s'infiltre dans mes veines

    Quand des blessures versent mon sang pour sa peine

    Quand je cris et chante pour porter haut son ancre

    Hors de la déchirure qui gît dans les antres

     

    C'est du moins je l'avoue ce que j'espère faire

    Ah! Car on ne se connait bien que dans la guerre

    Ses valeurs, ses limites, celles de nos frères

     

    Pensons au sacrifice de Fraternité

    Car son plus beau cadeau est notre liberté

    Oui. Pour qu’un jour tous les enfants puissent aimer


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